Cadres en Bretagne
13
JUIL
2018

Tour de France : la course aux affaires en Bretagne

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Tour-de-France

Parmi les événements sportifs les plus plébiscités des français, le Tour de France s’est tenu en grande partie dans l’Ouest et plus particulièrement en Bretagne en 2018 ! Alors comment la Région va-t-elle tirer avantage de cet énorme coup de projecteur ?

Les communes en course

Les événements sportifs ont toujours déchaîné les foules, partout où ils se tiennent. Attendus par le grand public, désirés par les entreprises locales, sur médiatisés par la presse, ils sont source d’attrait économique pour tout un territoire. Et la Bretagne a très bien exploité le filon, car une nouvelle fois, le Tour de France fait étape dans 6 villes bretonnes : Sarzeau, Lorient, Quimper, Brest, Mûr-de-Bretagne et Fougères. Dans le cas du Tour de France, être la ville étape de départ ou d’arrivée a un coût. Les villes doivent s’acquitter du montant réclamé par Amaury Sport Organisation (ASO), l’organisateur de la course. Et l’effort financier ne s’arrête pas là puisqu’il faut ajouter à ce coût initial les frais liés à l’entretien des routes, au nettoyage, à la sécurité ou encore à la communication autour de l’événement.

Le sport et les affaires

Les communes doivent alors défendre un vrai projet pour engloutir des sommes allant de 65 000 € pour une ville de départ et jusqu’à 130 000 € pour une ville d’arrivée. Ses objectifs tournent généralement autour du tourisme ou de nouveaux partenaires à draguer qui se sont déplacés dans la région. Enrôlant une vague de sympathie incontestable, les événements sportifs sont bons pour les affaires ! C’est ainsi que Rennes accuse un taux de remplissage record dans ses hôtels et autres hébergements pour la soirée d’arrivée à Mûr de Bretagne. Outre les touristes, ce sont les 22 équipes du Tour de France qui sont logées dans 15 hôtels du pays de Rennes, des chambres réservées depuis un an… Côté chiffres, une étude du Comité départemental de tourisme a accusé un nombre de touristes multiplié par… quatre lors du passage de la Grande Boucle !

Des retombées sur le long terme

Alors si l’investissement financier est conséquent, il s’avère rentable sur le long terme. Le Tour est diffusé par 100 chaînes dans 190 pays, 3 millions de téléspectateurs français : une couverture médiatique qui permet aux communes moyennes de gagner en notoriété. Les espoirs sont sur la durée, par exemple les campeurs qui viennent à Quimper pour le Tour et qui restent ensuite pour découvrir la côte et le festival de Cornouaille fin juillet. Selon Jean-Luc Polard, vice-président de Brest métropole en charge des commerces : « D’après une étude d’ASO (organisateur du Tour de France) de 2015, il est démontré que pour les villes-étapes, les retombées économiques représentent au minimum jusqu’à quatre ou cinq fois les sommes investies pour l’accueil du Tour de France ».