Cadres en Bretagne

Quoi de mieux que l’artisanat, la production et les industries bretonnes pour faire parler de leur région ? Aujourd’hui ces acteurs du territoire se mettent au service de l’attractivité régionale. Les entreprises made in Bretagne ont d’ailleurs fait un carton au concours général agricole 2017 lors du dernier Salon de l’Agriculture. Au total, 243 médailles obtenues (vins et produits locaux) dont 30% des gagnants membres de Produit en Bretagne. Si le Salon de l’Agriculture est une vitrine exceptionnelle, d’autre initiatives existent pour valoriser la richesse et le savoir-faire du territoire. Exemples.

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« Ma Bretagne c’est par ici »

Le Pays de Morlaix et le Centre Finistère se fédèrent autour d’une campagne de promotion du tourisme. Pour ce faire, la CCI Morlaix a mobilisé son fonds d’intervention d’urgence pour promouvoir la destination touristique », explique Marie Léost, en charge du Pôle tourisme à la CCI Morlaix. Mais à quoi ressemble donc cette campagne ? Désormais les entreprises participantes sont invitées à apposer un QR Code « Ma Bretagne, c’est par ici ! » sur le packaging de leurs produits et sur leurs outils de communication. Les consommateurs de produits bretons scannent ainsi le QR Code et découvrent des vidéos qui les plongent dans la Baie de Morlaix, les Monts d’Arrée, le Festival des Vieilles Charrues ou encore l’île de Batz… Pour les entreprises impliquées dans le projet, les retombées sont bénéfiques. D’une part l’origine bretonne des produits est explicite et favorise les ventes, d’autre part les entreprises sont sous le feu des projecteurs puisqu’elles sont communiquées à la presse et sur le site internet touristique mabretagneparici.bzh.

« Ces marques qui font la Cornouaille » 

Initiée par Quimper Cornouaille Développement, la campagne « Ces marques qui font la Cornouaille » a été lancée fin mars 2017. L’objectif pour Ludovic Jolivet, président de Quimper Cornouaille développement ? S’appuyer sur les marques re(connues) du territoire, pour communiquer sur ses richesses économiques et patrimoniales en vue d’attirer des porteurs de projets. Réussir en Bretagne, oui c’est possible ! A l’instar des marques Armor-lux, Hénaff, Petit Navire, Traou mad ou encore Bonduelle, les entreprises sélectionnées pour cette campagne sont reconnues pour la qualité de leurs produits de tous secteurs, leur savoir-faire. Représentatives également de la diversité géographique en Cornouaille, les marques sont en quelque sorte un cheval de Troie pacifique…pour faire parler de la Bretagne sur toutes les lèvres. Affichages en Cornouaille, visuels dans la presse, annonces à la radio (France Bleue Breizh Izel) et télé (Tébéo), la Cornouaille s’est donnée les moyens de ses ambitions en investissant près de 40 000 € dans cette communication.

Les Coups de cœur Ouest-France-Produit en Bretagne

Pour la 6e édition, Ouest-France et Produit en Bretagne ont décerné des trophées aux dirigeants d’entreprises locales, au siège du journal. Par cette initiative, les parcours remarquables des sociétés bretonnes sont récompensés pour leur attachement à la Bretagne où elles créent et maintiennent des emplois. Parmi les lauréates 2016,

  • Melyad : spécialisée dans le financement des entreprises
  • Mor Braz : produit une bière artisanale à l’eau de mer
  • West Web Valley : accompagne les start-up et organise des rencontres du monde digital à l’occasion des Vieilles charrues
  • Brocéliande (groupe Cooperl) propose des porcs sans antibiotique

Ces Coups de cœur mettent en avant des entreprises innovantes et locales qui cultivent leur attachement au territoire breton.

Mutation professionnelle, mobilité géographique en Bretagne… Vous devez suivre votre conjoint et déménager toute la famille ? Terre d’accueil des cadres  mutés et par extension de leur famille, la Bretagne se plie en quatre pour leur donner envie de rester et ainsi dynamiser la région. L’accompagnement dans leur emménagement et la recherche d’emploi du conjoint suiveur sont alors devenus de véritables enjeux pour les collectivités et les entreprises locales en difficulté de recrutement de haut niveau.

Suivi-Conjoint

Raison n° 1 : le redynamisme insufflé par la région

Partout en France les médecins généralistes sont attendus comme le Messi dans les zones rurales. Les municipalités font alors l’impossible pour les recruter : aides financières, recherche du logement personnel… Quant aux Pays de la Loire, ce sont les jeunes pêcheurs qui sont accueillis les bras ouverts avec une aide de 50 000 euros pour lancer leur activité. Les territoires de province veulent être attractifs pour les cadres et ont compris l’intérêt d’attirer les porteurs de projet pour redynamiser leur région. Pour répondre à ces nouvelles exigences de mobilité des cadres et de leurs conjoints, la Bretagne a lancé Jobconjoints.bzh en sud Bretagne, une plateforme qui s’adresse aux entreprises. Audelor, Quimper Cornouaille développement, VIPE et le pays de Vannes ont travaillé sur ce site, alimenté en offres par les entreprises directement et aussi Ouest Job. Les femmes sont plus durement touchées par le suivi de conjoint en Bretagne où les plus gros secteurs d’emploi, à savoir l’industrie agroalimentaire, navale et l’agriculture bénéficient plutôt aux hommes. Venues principalement d’Ile-de-France et issues du tertiaire, leur recherche en Bretagne d’une activité similaire s’avère être plus délicate. La start-up associative CREDIR organise les « Jeudis de la transition » en Bretagne, dédiés aux cadres et dirigeants d’entreprises, avocats ou encore coaches qui anticipent ou traversent des périodes de transition professionnelle.

Raison n° 2 : la relocation vous chouchoute

La relocation, kesako ? Ce mot d’origine anglaise désigne un métier encore peu connu qui est apparu dans les années 70. L’accompagnement des salariés mutés ou recrutés loin de leur domicile d’origine est au cœur de ce métier, organisé en syndicat professionnel depuis 1995. Des sociétés de relocation ont poussé partout en France, jusqu’en Bretagne et offrent conseils et services pour les nouveaux arrivants. Elles peuvent s’occuper de tout ! De la recherche d’une maison aux activités socioculturelles de la famille, son champ d’action est large : scolarisation des enfants, conseils sur les études, l’accompagnement à la recherche d’un emploi pour le conjoint, ouverture de votre abonnement EDF, formalités administratives… Il n’a jamais été aussi facile de déménager pour des raisons professionnelles ! Leurs services sont le plus souvent pris en charge par l’employeur et peuvent être en partie financés par le dispositif Mobili-Pass.  Le marché de la relocation est porteur avec des employés mobiles et des employeurs appelés à faire bouger ou recruter leurs talents depuis d’autres villes. En Bretagne, il existe Carrières Nomades pour le Finistère et Breizh Mobilité  qui concentre son activité sur les salariés mutés dans le Morbihan ou le Sud Finistère

Raison n° 3 : des entreprises qui prennent les devants

Selon un sondage réalisé par l’APEC, 45 % des employeurs sondés déclarent rencontrer des difficultés de recrutement pour des postes de cadres ou des profils spécifiques. C’est donc sur ce thème que début 2017, Brest métropole et ses partenaires CCIMBO, pôle emploi, Apec, ANDRH29, Investir en Finistère ont lancé une concertation des « grands employeurs ». Parmi les présents, Arkea, B&B Hotel, le CHRU, Thales, DCNS, Laïta et d’autres finistériens ont expliqué ce phénomène dans leurs entreprises. Si les collaborateurs font le choix d’accepter le poste  et de s’installer dans le Finistère, rien n’est acquis et la difficulté d’acclimatation du conjoint peut être un facteur de départ. Le sujet est alors sensible ! Ces nouveaux enjeux touchent à la compétitivité des entreprises et leur bonne place dans le choix des cadres parmi plusieurs propositions. Quelle société prêtera le plus d’attention au bien-être du salarié autant qu’à sa famille ? Les rôles de force sont inversés dans cette chasse aux meilleurs profils. Les employeurs prennent donc à cœur cette nouvelle responsabilité et passent par la société de relocation Carrières Nomades pour accompagner des nouveaux arrivants en Finistère et jusqu’à Paimpol. Pour Thalès, ce dispositif concerne entre 20 et 30 collaborateurs par an. Les familles bénéficient de nombreux avantages et l’image de l’employeur et de la région n’en sont que plus positives.

Selon une récente étude de l’Insee, Lannion est une ville bretonne en perte de vitesse. Dominée par les deux métropoles de Rennes et Brest, difficile de trouver sa place… C’est alors que Lannion s’engage dans des secteurs de spécialisation tels que les télécommunications ou la photonique en vue de devenir la ville d’experts.

 Lannion

« Business friendly »

La zone d’emploi de Lannion représente entre 38 et 40 % d’actifs diplômés du supérieur, mais elle apparaît être en perte de vitesse. Au cours des 5 dernières années, la ville subi une destruction d’emploi estimée entre  -8,3 % et -10,3 %. Pour rebondir, les acteurs locaux ont misé sur le savoir-faire lalionnais, autant dans le domaine agroalimentaire, touristique que de la technologie, ses trois piliers économiques. Grâce à ses efforts, Lannion décroche en 2014 le Top 1 des villes de 70000 à 100000 habitants les plus « Business friendly« , pour la qualité de son écosystème. Une bien belle récompense qui encourage la ville à investir sur l’avenir de certains secteurs d’expertises.

Les télécommunications pour renaitre

Ses efforts ne s’arrêtent pas là et Lannion choisit de mettre l’innovation au cœur de son attractivité. Territoire de télécommunications, c’est ce secteur qui la fera reconnaître au niveau international. Elle héberge d’importants centres de R&D comme l’Orange Labs ou Nokia qui orientent l’activité locale. Son IUT et l’ENSSAT (École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie) forment les experts de demain. Le pôle de compétitivité « Images et Réseaux » à vocation mondiale et  la technopole Anticipa siègent à Lannion. Cette dernière concentre 6 000 emplois dont 3 500 dans le secteur de la recherche. En 2015, Anticipa s’est vue confier la mise en œuvre opérationnelle du label French Tech en collaboration avec les Technopoles de Brest, Quimper-Cornouaille et du Pôle Innovation du Pays de Morlaix.

 Le « Photonics Park » sort de terre

La photonique, qu’est-ce que c’est ? A la fois science et technologie de la lumière, elle nous a apporté les innovations notables suivantes dans ses composants : lasers, fibres optiques, caméra infrarouge, gyrolaser… Les secteurs de l’agriculture, la santé, la défense spatiale ou encore les télécoms en consomment énormément. Rares sont les villes françaises à avoir misé sur cette technologie-clé aujourd’hui en plein essor, mais Lannion a vu juste et ouvrira sont « Photonics Park » au printemps  2017. Cluster à haut potentiel, il rassemblera chercheurs et entreprises du secteur en un seul lieu avec l’objectif de développer le business et créer de l’emploi. D’ici 2020, le Photonics Park est amené à devenir un pôle international spécialisé dans les fibres optiques.

Toujours prête à mettre en avant ses personnalités hommes et femmes qui font la renommée de la région, la Bretagne rivalise d’idée pour les récompenser. Après les Oscars des Entreprises et l’Open de l’international, les bretons organisent les West Web Awards. Pour ces prix, les talents locaux se démarquent et font prendre à la Bretagne une dimension digitale.

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La puissance du digital est en toi

Désormais labellisée  French Tech, à Brest et à Rennes- Saint-Malo, la Bretagne a rapidement saisi l’enjeu de s’ancrer dans la sphère numérique. Depuis leurs labels obtenus en 2014 avec 8 autres villes françaises, les French Tech+ Rennes-St Malo et Brest œuvrent pour  laccélération des startups du territoire, tant en France qu’au niveau international. En avril 2017, la Normandie et la Bretagne invitent 120 blogueurs sélectionnés à découvrir leur territoire et vivre des expériences « à la bretonne ». Le but ? Que ces nouveaux influenceurs fassent la publicité de la destination grâce à une vidéo sur Youtube, un article sur un blog ou une photo sur Instagram. Terriblement à la mode, les marques et les institutions profitent à fond de ce nouveau canal de publicité dans leur e-marketing.


Le « Breton digital de l’année » est…

L’accélérateur de startups West Web Valley et les French Tech de Bretagne ont organisé le 9 février dernier les West Web Awards. Si l’on perd la langue régionale dans le titre, ce sont bien les talents bretons qui ont fait sensation lors de cette remise de trophées. Meilleur codeur, Meilleur data architect, Meilleur community manager, Meilleur blogueur ou Meilleur YouTuber : au total douze prix ont été décernés pourreprésenter tous les corps de métiers qui font le web et mettre un coup de projecteur sur le dynamisme numérique local et ses acteurs. C’est la startup rennaise Klaxoon, victorieuse au CES Las Vegas qui a raflé deux West Web Awards,  « Meilleure équipe d’une startup » et « Breton digital de l’année » pour  Matthieu Beucher, son  PDG.

Des noms bretons et des innovations

A l’inverse des événements bretons qui récompensent les acteurs du paysage numérique locaux, les innovations ont quant à elles des noms bien bretons. « Le bon Breizh », « Stag »,  « Emojis Breizh » ça vous parle ? Sites internet, appli mobiles : tout a été pensé par et pour la communauté bretonne. A l’instar du célèbre Le Bon Coin, deux informaticiens de Lorient et Ploemeur sont à l’origine d’une plateforme de petites annonces LeBonBreizh.com, uniquement dédiée aux bretons, ciblés par zone géographique. Stag, l’application qui connecte la diaspora bretonne espère elle aussi avoir un impact sur notre vie de tous les jours et compte déjà 1600 utilisateurs. N’importe où dans le monde, retrouvez et dialoguez avec le breton le plus proche ! Cette soif de culture bretonne, Emojis Breizh l’a bien compris. L’application made in Rennes propose plus de 90 emojis sur la culture bretonne (Menhir, ancre marine ou kouign-amann…) à ajouter aux conversations Facebook et SMS.

Et si Paris n’était plus qu’à 1h25 de la Bretagne ? Lancez le chrono, ça sera réalité dès le 2 juillet 2017 grâce à l’ouverture de la Ligne à Grande Vitesse. Pour cette occasion exceptionnelle, la région a mis les moyens et lance une redoutable campagne de communication ! Print ou digitale mais toujours décalée, vous n’avez pas pu passer à côté…

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Toujours plus vite, toujours plus loin…

La nouvelle était attendue depuis longtemps, la Bretagne l’a fait ! Ses LGV (Lignes Grandes Vitesses) vont se répandre partout en région et les voyageurs gagneront 37 minutes sur le trajet Rennes-Paris. Avec 41 liaisons TGV quotidiennes, la Bretagne sera plus connectée que jamais à la capitale, Lille, Lyon, Strasbourg ou l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. Fondamentalement les relations entre la Bretagne, l’Europe et le monde en seront multipliées. Toute l’offre de transport sera retravaillée et modernisée pour mailler le territoire dans sa globalité. Gage de simplicité et de proximité, les LGV espèrent faire venir les Parisiens et autres visiteurs pour vivre, travailler, entreprendre ou visiter la région. Le but ? Que ça se bouscule aux portes de la Bretagne.

Des clichés parisiens en guise de slogan

Le 13 mars 2017, la Bretagne a investi Paris, ses panneaux d’affichage, ses gares, ses journaux… A l’origine de cette campagne de promotion de grande ampleur, la Région et les départements, tous unis pour vanter l’attractivité de ce territoire. Pour illustrer le cadre de vie exceptionnel, la capacité d’innovation et les filières d’excellence, cette campagne d’un million d’euros se décline sur un site web et 8 visuels humoristiques. Ils jouent avec les clichés de la vie parisienne : les bouchons, les hipsters, le métro… L’objectif : séduire et pousser les touristes, étudiants et investisseurs à passer à l’ouest pour toujours ou le temps d’un festival !

Changement d’époque pour d’autres opportunités

Cette campagne espère engendrer pléthore d’opportunités. Déjà élue 1ère région française côté bien-être par l’OCDE et classée au Top 100 des destinations mondiales développement durable, tout le monde veut un petit bout de Bretagne ! A la fois compétitive et créatrice d’emplois, la région est  à l’image de l’ensemble de portraits mêlant bretons natifs et bretons de cœur diffusés sur le site. Parmi les personnalités mis à l’honneur pour leur relation spéciale avec la Bretagne, Karim Essemiani, fondateur du site de crowdfunding GwenneG ou Marie Eloy, fondatrice du réseau Femmes de Bretagne… Autant de profils très vendeurs pour rejoindre la terre bretonne.

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