Cadres en Bretagne

La Fondation d’entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur vient de publier une étude Opinion Way sur la santé du dirigeant en France. Pour cette enquête, 1500 dirigeants ont été sondés en France sur leur santé mentale et physique ainsi que le rapport à la performance de leur entreprise.

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Bonne santé générale

Concentrons-nous sur les résultats du Grand Ouest. 100 dirigeants de TPE ou PME en Bretagne et 100 en Pays de la Loire ont été interrogés. D’après cette étude,  ils trouvent leur état de santé bon en général, voire très bon à 99% en Pays de la Loire et 94 % en Bretagne. Ils déclarent un niveau de santé équivalent à celui de 2016 qui tient selon eux à une bonne forme physique et un bon équilibre entre le travail et sa vie privée.

Les facteurs de stress

Un sentiment général révèle en revanche que ce bon état de santé s’est détérioré en cinq ans. Près de la moitié des entrepreneurs confessent être stressés, notamment inquiets quant à la pérennité de leur entreprise, le manque de visibilité sur le carnet de commande et la peur du manque de trésorerie. Au fil des questions, il ressort de cette étude que ce premier sentiment positif n’est pas si convaincant. 50% des sondés en Bretagne avouent avoir du mal à accorder du temps à leur vie de famille ou à des engagements personnels.

Un besoin d’aide exprimé

Parmi les réponses apportées, 33% des dirigeants bretons souhaitent être accompagnés dans la gestion de ce stress. Si le coaching est bien souvent évoqué, la Fondation MMA tente elle-aussi d’apporter des solutions. Elle a lancé l’appli gratuite Mindful attitude pour agir sur le mental par la méditation et Mister Quot’ching présente des exercices physiques à effectuer sur son lieu de travail. La Maison de l’emploi du pays de Saint-Brieuc et de Brest proposent quant à elles un accompagnement gratuit en ressources humaines dédiées aux dirigeants des très petites entreprises locales.

Le coaching individuel de leader, dirigeant, directeur, cadre, manager … est-il la nouvelle norme ? Certifié RNCP, ce métier amène les cadres à évaluer objectivement leur situation et à travailler leurs objectifs tels que le management, le stress, l’autorité, l’évolution de carrière, etc. Partout dans le monde et notamment à Brest, des ateliers de coaching gratuits sont proposés lors de cette semaine internationale du coaching.

Coaching

Pourquoi les cadres doivent expérimenter le coaching ?

Dans un contexte où la compétitivité économique est accrue, les managers et cadres dirigeants (la hiérarchie de manière plus globale) sont rejetés par les salariés. 24% estiment qu’ils « travailleraient mieux sans ». Mais les cadres français subissent aussi la pression, une demande toujours plus forte d’adaptabilité et d’investissement. Le coaching permet de prendre du recul, d’analyser sa situation de manière plus objective, en sachant que ces entretiens sont confidentiels même auprès de votre direction. Le cadre doit s’investir et s’engager dans cette démarche, qui peut être assez éprouvante mais où l’avancée est toujours notable. Le coaching peut être centré sur la situation (cohésion d’équipe, conduite du changement, conflits managériaux) ou sur la personne (gestion du stress et des émotions, leadership, prise de poste, dépassement d’un obstacle professionnel). L’atteinte des objectifs et la satisfaction du coaché nourrissent de plus en plus l’envie des DRH de démocratiser le coaching dans leurs organisations.


Le coaching et les grandes étapes de votre vie professionnelle

Ce besoin d’être accompagné peut intervenir à différentes étapes de votre parcours professionnel. Il peut être un outil nécessaire lors d’une création d’entreprise. Pendant cette phase entrepreneuriale extraordinaire, un coach vous aide dans l’analyse et la mise en place de vos projets. Cet amorçage est le moment propice pour oser se poser toutes les questions, sans langue de bois et c’est également le cas lorsqu’on est en poste avec une évolution interne à venir ou de nouvelles responsabilités. L’expatriation, la réorientation professionnelle, le changement de société ou le départ à la retraite, sont également autant de moments où le coaching personnel prend tout son sens. Selon les besoins de chacun, l’axe de travail est à trouver en binôme avec votre coach. De la définition d’objectifs au meilleur management d’équipe, en passant par l’amélioration de son efficacité et de son estime de soi et de la gestion du stress : vous fixez ensemble vos objectifs et les résultats voulus.


Coaching : trouvez vos réponses en Bretagne

Le lundi 29 mai 2017, rendez-vous pour la 5e édition de la Semaine du Coaching ICF en partenariat avec la CCI Brest Métropole. A Rennes, Laval, Brest, Angers, Nanteset d’autres villes dans plus de 100 pays, expérimentez le coaching lors de l’International Coaching Week. Des ateliers gratuits et individuels de 20 minutes sont proposés par des coaches professionnels bénévoles, membres de l’antenne Bretagne-Pays de la Loire ICF. Parmi les thématiques programmées : « Renforcez votre présence », « Manager & Coach », « Identifiez votre style de management », « Métaphore des Cubes » ou « Success Insight » vous permettront de comprendre l’utilité d’un métier en pleine croissance. Dirigeants de PME et managers pourront mettre le doigt sur une difficulté ou mettre en lumière des pistes d’action. En plus de sa spécificité, chaque atelier prévoit un temps d’échanges pour trouver des réponses à des questions générales du type : “dans quelle situation faire appel à un coach ?”, “pour quels bénéfices ?”, “combien cela va-t-il me coûter ?”, “comment bien le choisir ?”.

Des projets murissent, se tentent et voient le jour partout en Bretagne. Que vous soyez entrepreneur avec une création en tête ou chef d’entreprise toujours plus gourmand en projets, vous faîtes tous face à une épreuve déterminante : le financement. Business Angels ou crowdfunding : le match est lancé !

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Crowdfunding : quand la foule participe aux projets coups de cœur

Les sites de financement participatif, ou crowdfunding émergent partout en France et en Bretagne ! Si nous avons tous en tête la révélation du chanteur Grégoire grâce aux dons des internautes de Mymajorcompany, cette méthode de financement s’applique aussi aux entrepreneurs et PME. Plusieurs sites sont dédiés aux start-up innovantes dans la phase d’amorçage : Financeutile, Wiseed, Smartangels, Happy capital, Zentreprendre… La start-up rennaise RS Collab a choisi Fundme “pour avoir de la visibilité sur le net et se faire connaître des investisseurs lorsqu’on aura des besoins”.

Pour l’entrepreneur, plusieurs avantages : faire tester son produit, affiner son offre, identifier ses premiers clients et obtenir des précommandes. Le crowdfunding permet plusieurs possibilités pour une levée de fonds : la donation, le don contre récompense, le prêt ou la prise de participation (actions). Le principe est de récupérer la somme uniquement lorsque le montant souhaité est atteint. On estime entre 20 et 50 participants par projet, soit un grand nombre d’ambassadeurs et de soutiens, gage de visibilité auprès du public.

Et en Bretagne ? Ils sont fortement ancrés au territoire breton et ont pour nom Kengo, Base Jaune, Octopousse ou GwenneG. Ce dernier qui signifie « petit sou » en breton mobilise les internautes à investir leur épargne sur leur territoire, via des projets qu’ils peuvent géolocaliser et étudiés par un comité composé de dirigeants, chefs d’entreprises ou cadres sup’. Le financement participatif inspire même les institutionnels, avec la CCI de Rennes qui a lancé son « Kiosk to Invest ».


Business Angels : l’accompagnement au-delà du financement

A l’inverse du financement participatif qui mobilise une foule de crowdfunders, les « anges d’affaires » sont expérimentés dans la création ou la direction d’entreprises. Aventuriers dans l’âme, ils décident d’investir dans des projets novateurs à fort potentiel. Vous l’aurez compris, les Business Angels sont audacieux et choisissent minutieusement le(s) projet(s) qu’ils souhaitent financer.

En Bretagne, les Breizh Angels font parler d’eux. Il s’agit de l’association qui regroupe quatre réseaux bretons de Business Angels à savoir Armor Angels, Bretagne Sud Angels, Finistère Angels et Logoden. Leur impact est considérable dans l’économie de proximité, on compte 200 investisseurs pour 60 projets d’entreprises innovantes, le tout pour atteindre 11.5 millions d’euros. Leur fédération a été rendue possible par un soutien de la Région Bretagne et son fonds régional Breizh up. Ainsi les start-up bretonnes comme Apizee, Clarifarm, Hemarina ou Kelbillet ont pu voir le jour.

Au-delà du financement, les Business Angels appliquent les 3C : Capital, Compétences et Contacts. Véritables soutiens aux entreprises, ils les conseillent dans différents domaines tels que la gestion, le marketing, le management ou encore le développement commercial. Derrière ces « anges » se cachent des chefs d’entreprises, des cadres en activité ou retraités, rassemblant de fortes compétences et des connexions uniques.

Mesdames, Messieurs les entrepreneurs, entre Business Angels et crowdfunding, faîtes votre choix pour financer votre PME ou start-up.

Number One des villes les plus « business friendly » de 200 000 à 500 000 habitants en 2016, Rennes est attractive, innovante et marque le paysage économique de l’Ouest. En Bretagne, elle attire à elle seule 38,5 % des cadres. Haut lieu pour les études supérieures, elle est indéniablement séduisante pour les emplois les plus qualifiés.

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Les nouveaux défis de l’automobile et de la cybersécurité

Grande zone d’emploi bretonne liée à l’automobile, Rennes se démarque par la forte présence d’industriels et d’équipementiers tels que PSA Peugeot-Citroën. Faisant sa force industrielle, l’automobile de la métropole sera partie prenante des véhicules de demain et de la mobilité décarbonée. Si l’heure est pour l’instant au recul dans ce domaine, les activités de l’informatique font aussi les intérêts de la ville. Parmi les grands noms implantés localement, on trouve par exemple Capgemini Technology Services au sein de la technopole Rennes Atalante. Thalès, leader européen en cybersécurité a pris ses quartiers à Rennes depuis plus de trente ans. Leader mondial dans la protection des infrastructures critiques (gares, aéroports, hôpitaux…), il est également partenaire du Pôle d’excellence cyber breton. Ses activités ne font que se multiplier, une croissance expliquée en grande partie par la forte émulation des technologies numériques dans la région : protection des données, défense des réseaux contre les cyberattaques, réalité augmentée au service de la maintenance à distance…

L’ADN du numérique pour cette mini-Silicon Valley

Berceau du Minitel et lieu de naissance de l’éditeur de jeux vidéos Ubisoft, Rennes a bien grandi. Elle est aujourd’hui la 8e métropole du monde numérique français en terme d’emplois salariés (27 000 postes). L’année 2016 a été particulièrement positive que ce soit en création d’emplois, levées de fonds ou naissance de start-up.  Avec la labellisation French Tech, le département avait comme volonté d’atteindre l’objectif de 1 000 emplois par an sur 5 ans dans l’écosystème numérique. La voie semble toute tracée pour Rennes. Les entreprises de services numériques comme Proservia, Capgemini ou Sopra accélèrent leur croissance pendant que les PME technologiques recrutent (Mediaveille, BA Systèmes, Klaxoon …). Les start-up ne sont pas en reste avec des dispositifs d’accompagnement initiés par la French Tech Rennes St-Malo ou Rennes Atalante, première technopole europé­enne. 27 start-up liées aux activités numériques ont ainsi été créées en 2016. Certaines se sont installées au Malibay, bâtiment symbole du numérique Rennais. Cet ancien siège du Centre commun d’études de télévision et télécommunications de France Télécom accueille le QG de la French Tech, la Cantine Numérique et d’autres entreprises significatives de l’entreprenariat numérique rennais comme Région job ou Infotel.

Les politiques publiques de la métropole pour grandir

Si Rennes défend ses couleurs dans bien des domaines, elle ne cesse d’investir pour en faire une smart city européenne, entreprenante et créative, curieuse d’innovation. Le pôle de compétitivité Valorial et le Centre culinaire contemporain se démarquent pour inventer l’aliment de demain. Pour permettre ces projets et offrir une place aux entreprises dans un environnement propice à leur croissance, Rennes Métropole a choisi d’investir 2 milliards d’euros en 5 ans dans des infrastructures et des équipements stratégiques. En 2017, la ligne à grande vitesse reliera Rennes et Paris en moins d’1h30. La ville sera d’autant plus connectée en 2019 avec la création d’une seconde ligne de métro. Pour les événements professionnels, le couvent des Jacobins se transformera en palais des congrès en 2018, pouvant accueillir 400 manifestations et colloques par an. Enfin niveau tourisme, un parcours clé en main de 8 jours sera proposé aux touristes pour découvrir les pépites de l’Ouest. Ainsi, Nantes, Rennes, St-Malo et le Mont-Saint-Michel s’allient pour financer et promouvoir ce parcours touristique dans le but de peser plus lourd dans l’offre touristique française.

Les rapports entre ces deux territoires sont très serrés. Entretenant une vraie culture économique et humaine depuis toujours, des deux côtés de la Manche on se penche sur le sujet pour envisager des solutions et faire perdurer l’entente, les échanges économiques et les flux humains.

Brexit

Les entreprises bretonnes sont dans l’attente

Depuis le 24 juin dernier et l’annonce choc du Brexit voulu par 51,9% des Britanniques, bretons et anglo-saxons sont « le cul entre deux chaises » en attendant la sortie de l’Europe. Les entreprises estiment déjà un impact certain pour les secteurs du transport maritime, de l’agroalimentaire ou encore du tourisme. Pour la pêche, la question est encore plus délicate puisque 50 % de la pêche bretonne se fait dans les eaux britanniques. Toujours dans l’incertitude face à un marché anglais entre parenthèse, les futures négociations seront des plus importantes pour l’avenir du commerce, le Royaume-Uni étant le 3e pays pour l’export breton et le 8e pour l’import.

Le CESER de Bretagne rend une étude

La Grande-Bretagne étant le 5e client de la Bretagne avec un volume d’activité annuel évalué à 350 M€, il était urgent d’évaluer et de comprendre les effets d’un tel retrait du marché unique européen. Le Ceser s’est penché sur le sujet et vient de publier une étude sur les impacts potentiels du Brexit sur la Bretagne dans les deux ans à venir. Changements réglementaires, d’échanges commerciaux, de conséquences sociales ou de coopérations et de programmes européens : l’analyse ratisse la diversité et de la richesse des relations existantes. Désormais tous sont concernés : États, autorités locales et régionales, acteurs socio-économiques et citoyens prennent conscience du tournant à venir et espèrent un « Brexit soft ».

Voir l’étude sur le site du Céser

PDF à télécharger sur le site Portage-Salarial.bzh