Cadres en Bretagne

Terre d’innovation et de startup, l’Ouest accueille chaque été des événements professionnels à destination des créateurs d’entreprises. Si les contenus vous parleront, ces rendez-vous sont des occasions de réseautage à ne pas négliger ! Après l’Open de l’International qui s’est déroulé le 3 juillet à Saint-Brieuc : voici les événements à suivre cet été dans l’ouest.

 evenements-dans-louest

West Web Festival 

Les 13 et 14 juillet 2017, Carhaix en Bretagne s’anime grâce à la 4ème édition du festival du digital West Web Festival. Voici 3 exemples de conférences et d’ateliers « Digital: ce qu’il faut faire vite, Monsieur Macron »,  « L’usine 4.0: une réalité bretonne, un enjeu mondial » ou « Le numérique sauvera-t-il les pêcheurs français ? ». Evénement unique en son genre, avec votre billet, rejoignez les festivaliers des Vieilles Charrues le soir pour profiter des concerts. Bref, un networking au sommet au cœur du plus grand festival de rock européen.


French Startup Cup

Certainement l’événement le plus marin des startupers ! Cette régate qui part de la Rochelle voit toutes sortes d’entrepreneurs s’élancer en constituant un équipage de sept personnes et d’un skipper prévu par la régate. 50 start-up tentent leur chance à la French Startup Cup et tous les profils peuvent participer : incubateurs, co-workings, et même se rassembler pour créer un équipage. Comptez 3400 € HT par bateau pour participer.  Afterworks, brunch et remise des prix ponctuent cette course et favorisent les rencontres professionnelles dans une autre ambiance. Pour les apercevoir en baie de la Rochelle, c’est du 25 au 27 août.


Nantes Digital Week

du 14 au 24 septembre 2017, c’est la semaine de toutes les cultures numériques à Nantes. Dans différents lieux de la ville, retrouver un programme bien fourni d’événements, de rencontres, d’expérimentation, de formation, de création, de réflexion sur les enjeux liés au numérique. Parmi les propositions de la Nantes Digital Week, retrouvez la conférence « la téléportation c’est maintenant », le safari des start-ups où vous partez à la découverte des structures dynamiques du territoire nantais en vélo, la table-ronde « Industrie 4.0 » ou encore « Search in the city » : un jeu de piste qui vous emmènera à la rencontre d’acteurs locaux.

Dès le début du mois de juillet, la Bretagne se rapproche de la capitale avec Rennes-Paris en 1h27 et Brest-Paris en 3h13. Ces nouvelles lignes à grande vitesse très attendues devraient avoir un impact positif sur l’économie régionale ainsi que sur la proximité économique de la Bretagne avec les marchés européens.

LGV-Bretagne

Sortir de l’enclave géographique

Reconnue pour son tourisme, ses terres agricoles et son économie maritime, la Bretagne a toujours souffert d’un écartement lié à sa position périphérique en France. Grâce à la ligne à Grande Vitesse, les Bretons bénéficieront désormais d’un meilleur niveau d’accessibilité et pourront ainsi continuer à développer leur économie au même niveau que d’autres régions Françaises. Les retombées économiques se font d’ailleurs déjà sentir puisque le chantier a généré près de 500 millions d’euros de travaux confiés aux PME locales (ligériennes et bretonnes). 

Multiplier les territoires desservis, 2x plus vite !

Tous les territoires Bretons devraient profiter de la mise en service de la ligne à grande vitesse et gagneront ainsi de 25 minutes à 1 heure de temps de trajet !  Mais ces gains de temps ne sont pas exclusivement liés aux nouvelles lignes. En effet, les pôles d’échanges multimodaux sur les principales gares et les horaires ont également été renouvelés pour harmoniser les changements. Cela signifie que même les villes de taille moyenne bénéficieront des avantages de la LGV (20% de trains en plus, des arrêts en gare plus fréquents).

 

Gain-de-temps

Un boost économique attendu par les entreprises

Déjà mises en lumière par la campagne d’attraction #passezalouest en mars dernier, les entreprises Bretonnes se félicitent de cette LGV et espèrent même un Paris-Brest en moins de 3h d’ici quelques années.  Pour les acteurs économiques de la région, les récents aménagements devraient par exemple permettre aux voyageurs Bretons de participer aux réunions matinales en Île de France. Fini donc les nuits d’hôtel et les déplacements la veille ! Dans l’autre sens, les entreprises pourront inviter leurs clients et partenaires parisiens et étrangers à venir découvrir leur siège social, site de production ou sites touristiques !

TGV-Passez-a-louestMais la LGV n’aura pas qu’un simple impact sur les entreprises. Les étudiants, consultants, cadres et startupers devraient aussi être attirés par les différentes villes et opportunités qu’offre la Bretagne ! Les campus universitaires et centres de formation devraient ainsi voir leur taux de fréquentation augmenter.

Autre tournant majeur pour l’économie Bretonne, le fret ferroviaire ! Ce dernier devrait enfin se développer et booster le secteur agroalimentaire encore trop centré sur l’économie routière.  La SNCF doit néanmoins mener un travail de fond avec tous les acteurs pour proposer de nouveaux services liés à cette LGV mais également des solutions efficaces pour les entreprises qui souhaitent développer leur activité au travers du ferroviaire.

Elus, industriels, patrons de médias… A Paris ou à l’étranger, la Bretagne dispose de nombreux défenseurs de ses intérêts. Réunis dans des clubs VIP ou s’apprivoisant lors de dîners secrets, qui sont les bretons les plus puissants et pourquoi ces réseaux font vivre le territoire breton ?

Diners-Celtiques

Des clubs d’anciens élèves… aux dîners confidentiels

Tous les deux mois depuis 2006, a lieu le plus grand rassemblement des bretons VIP au Café Fauchon à Paris. A l’initiative de l’association Les Dîners celtiques, plus de 100 cadres, dirigeants et autres fortunes bretonnes sont réunis pour un dîner d’exception. Au programme, des rencontres, une remise de prix et un invité d’honneur : grand patron, artiste ou personnalité politique… On y parle de la Bretagne évidemment. Mais l’aspect business est immanquable puisqu’un des buts est de faciliter les affaires de manière à ce que ça se répercute en Bretagne. Grâce à la vitalité du réseautage breton à Paris, les espoirs d’affaires sont forts. Les Dîners celtiques constituent la partie émergée du vaste iceberg des réseaux bretons. Pour sensibiliser la jeunesse bretonne à l’avenir de son territoire, le Club Erispoë fédère depuis 2012 des élèves bretons des grandes écoles et des universités. Objectif : inciter les futures « élites » à envisager une carrière au pays. Pour les plus financiers des bretons (dirigeants exerçant ou ayant exercé des fonctions financières dans les grandes entreprises françaises) c’est le Club des Trente qu’il faut choisir. Actif depuis 1973, il organise des dîners mensuels strictement confidentiels.

Qui sont les puissants bretons ?

Sur la liste des membres, il y a des grands industriels comme les Leclerc, père et fils. D’une épicerie à Landereau naîtra une chaîne de plus de 400 hypermarchés. Une autre célèbre famille bretonne est ancrée à Carentoir (Morbihan) : les frères Guillemot, génies des jeux vidéos avec Ubisoft (Prince of Persia, Assassin’s Creed…). Toujours dans le Morbihan mais à La Gacilly, c’est Yves Rocher qui marque son territoire. Il est à la fois une figure politique locale, maire pendant 40 ans et créateur d’emploi avec 3500 employés en Bretagne grâce à ses boutiques, son musée végétal et son éco hôtel. Dans les grands de cette région, il faut mentionner Louis Le Duff, roi de la restauration rapide avec les concepts de la Brioche Dorée, Pizza Del Arte et Bakery Bruegger’s. Les dirigeants de Séché Environnement, Job Connexion et Buffalo Grill sont des bretons également présents dans ces clubs d’élite, mais aussi François Pinault (fondateur du groupe Kering, avec les marques Gucci, Saint Laurent, Puma…) ou encore Vincent Bolloré. Venant d’autres horizons mais tous bretons on citera également le député de Saint-Malo, le président du Comité des pêches de Bretagne et la directrice éditoriale du magazine National Geographic.

 

Quelles avancées pour la Bretagne ?

De tous secteurs et partout en France, ces puissants bretons se fédèrent autour d’une cause : faire reconnaître l’identité et le rayonnement économique de la Bretagne. Par exemple, le groupe d’influence Célib (Comité d’étude et de liaison des intérêts bretons) œuvre à faire pression pour assurer la modernisation de la Bretagne. De manière individuelle, les initiatives des patrons bretons sont nombreuses. Vincent Bolloré, propriétaire de Canal+ a massivement investi dans les batteries des voitures électriques Bluecar sur son site près de Quimper. D’où l’immatriculation en 29 des Autolib’ parisiennes… Les clubs dont on a parlé précédemment couronnent la meilleure opération financière de l’année pour le Club des Trente et une action majeure conduite en Bretagne dans l’année écoulée ou un projet structurant pour l’avenir de la région, dans les domaines culturels, économiques ou sociaux pour les Dîners Celtiques. Ce maillage d’acteurs socio-économiques est régulièrement qualifié de « lobby breton ». Un terme dont se défend par Jakez Bernard, président de Produit en Bretagne « Je ne vois pas ce qu’on entend par lobby. Mais il est vrai qu’en Bretagne, on peut s’allier malgré nos opinions divergentes et se mettre en ordre de marche pour défendre un intérêt supérieur : celui des gens qui vivent ici ».

Le coworking a le vent en poupe depuis quelques années dans l’organisation du travail en France comme à l’international. Loin d’être la dernière à adopter cette tendance, la Bretagne a connu une importante augmentation du nombre d’espaces de coworking au sein de son territoire en peu de temps. Quelles sont les raisons d’une telle réussite ? Quels avantages cette démarche offre-t-elle à ses collaborateurs ?

Coworking

Photo : J. Mignot / Métropole de Rennes

Un succès transatlantique relativement récent 

Apparu à San Francisco en 2005, le coworking a créé une véritable effervescence en Europe depuis environ 5 ans. Preuve de cette réussite ; le vieux Continent comptait déjà en 2013 plus d’espaces collaboratifs que les Etats-Unis (1100 contre 800). Une pratique qui se développe jusque dans l’Hexagone où environ 250 espaces de coworking sont actuellement ouverts, répartis majoritairement dans les grandes villes et métropoles. Adressés aux cadres, consultants, startupers et travailleurs nomades ou indépendants, les espaces de travail collaboratifs ont ainsi séduit plus de 100 000 « coworkers » français.

Mais le coworking, qu’est-ce que c’est ?

Issu de l’économie collaborative, le coworking présente un environnement parfait pour le télétravail, avec un prix attractif et une flexibilité de location qu’un bureau standard ne permet pas. À l’inverse de l’open-space se voit davantage comme un état d’esprit ; on ne travaille pas les uns à côté des autres mais ensemble.  Le plus souvent en cœur de ville, les nombreux centres de coworking souhaitent se débarrasser de l’image froide et sommaire qu’on leur attribuait jusqu’alors. L’ambiance se veut ainsi chaleureuse et propice au travail en équipe. En quête de votre bien-être, les centres de coworking bretons redoublent d’efforts pour que vous vous sentiez comme à la maison ; la Cordée à Rennes propose par exemple des cours de sophrologie et de yoga. Une ambiance qui se conjugue aussi avec des temps d’échanges autour d’un verre ou d’un plat « c’est moi qui l’ai fait » préparé par un coworker. L’idée est de s’épauler, demander conseil, partager et même y faire des affaires. Un dynamisme ambiant dont la Bretagne a ainsi réussi à s’imprégner.

La Bretagne, terre de coworking !

Les irréductibles bretons ont (comme d’habitude) une longueur d’avance sur le reste du pays en ce qui concerne le coworking. En effet, la région rassemble à elle seule 29 espaces de coworking, soit près de 10 % des espaces français existants. Marginaux il y a seulement 5 ans, ils sont aujourd’hui disséminés aux quatre coins de la région. Ainsi, et ce n’est pas négligeable, chaque habitant de la Bretagne se situe à moins d’une heure de voiture d’un centre de coworking. Ce modèle a de cette façon été grandement favorisé par le développement de la French Tech Brest+ et French Tech Rennes – St-Malo, principaux acteurs de la dynamique numérique dans la région. Profitant de ce bouillonnement entrepreneurial, des entreprises ont fait le choix d’intégrer des espaces en coworking dans leurs locaux et proposent de nouvelles offres dans leur ville, comme le 144, centre déjà présent à Nantes qui ouvrira prochainement une antenne à Rennes. D’autres espaces ont misé sur l’originalité comme le Loft à Rennes, avec la possibilité de louer des salles de réunion, accessibles grâce à un toboggan. Les espaces rennais « Thabor Coworking », « Le Lavoir », « le Lab61 » et « l’Atelier 10i » quant à eux proposent des expositions artistiques, des conférences et des ateliers sur des thèmes aussi larges que le bonheur au travail, la création d’entreprise ou l’ubérisation des compétences. À chaque fois, un même principe : « plus je donne, plus je reçois » votre bureau devient ainsi un lieu de rencontres et d’échanges, basé sur l’idée que les outils de travail collaboratif facilitent votre quotidien et le côté humain engendre une émulation très positive pour la créativité et entrepreneuriat.

Saint-Malo, une des destinations touristiques des plus privilégiées de France tend à développer son attrait économique. Grâce à la LGV, la ville sera à 2h15 de Paris dès juillet 2017, de quoi apporter du business à ses 5000 entreprises recensées dans l’agglomération.  Lieu de vacances et lieu d’affaires en devenir, Saint-Malo vit des entreprises de services, des commerces, de l’hôtellerie-restauration et d’un tissu industriel qui résiste à la crise.

 Saint-Malo

Les grands noms de Saint Malo qui créent de l’emploi

Parmi les « stars » de l’économie locale, on se doit de citer Roland Beaumanoir qui contrôle 850 magasins de prêt-à-porter en France (Morgan, La City, Cache-Cache, Bonobo…). Fier de ses racines, il est aussi propriétaire du club de foot de la ville.  D’autres chefs d’entreprise ont investi avec succès dans les activités thermales (Les Thermes marins de Saint-Malo) ou l’agrofourniture (Groupe Roullier). Seifel (fournisseur de connectique pour Orange, Vinci, EDF et GDF), Silverwood-Pinault Bretagne (premier centre national d’importation et de transformation de bois résineux) et Goëmar (créatrice du premier vaccin pour plantes grâce à la valorisation des algues) font partie intégrante de la vie économique du territoire. La façade maritime de Saint Malo lui offre une place importante en matière de valorisation des ressources marines à vocations médicale, cosmétique, nutritionnelle, voire énergétique… Le port de Saint-Malo est le n°1 des ports Breton en transport de passagers et au 3ème rang régional pour le trafic commercial.

 

Les propositions pour améliorer la compétitivité économique

Malgré ses forces incontestables, Saint-Malo subit une diminution du nombre d’habitants et de ses cadres par la même occasion. Le déclin économique de l’agglomération, peut s’expliquer en partie par la zone Atalante dédiée aux entreprises innovantes liées à la biotechnologie et aux communication qui n’a pas eu le taux de remplissage espéré. Pour faire face à cette décroissance et proposer une offre compétitive, Saint-Malo Agglomération a commandé un diagnostic à CMN Partners sur l’identité du territoire, sa situation économique et les attentes des sociétés. Un plan de 36 actions a été mis en place pour un engagement financier de 600 000€ tous les ans pendant 6 années. Parmi les recommandations, une réelle volonté de s’appuyer d’ambassadeurs et d’entrepreneurs pour promouvoir le développement territorial équilibré, capitaliser sur la marque St Malo reconnue à l’international et son secteur primaire du maritime. Enfin, l’agglomération devra se raccrocher aux initiatives et partenariats déjà mis en place tels que l’appartenance au label national du numérique et ses 150 membres : la French Tech Rennes St Malo.

Les « Étonnants créateurs » et autres grands événements

Saint-Malo est célèbre pour y accueillir tous les quatre ans l’emblématique course de la Route du Rhum. Mais la ville se distingue par deux événements dédiés à la création et l’innovation ! Saint-Malo devient précurseur en 2013 en accueillant le premier Maker Faire de France. Cet événement itinérant né aux Etats-Unis et d’envergure mondiale est la célébration du « Do It Yourself ». Il débarque à Saint-Malo grâce à la forte motivation des acteurs malouins du numérique. Et la foire à la créativité et à l’innovation ne s’arrête pas là : Saint-Malo Agglomération organise depuis 2004 le concours « Étonnants créateurs ». Chaque activité peut concourir, parmi les lauréats des années passées, on retrouve les biotechnologies, le sport, le nautisme ou l’audiovisuel. L’objectif est de faire venir des jeunes pousses et leurs idées innovantes sur le territoire malouin. En gagnant le concours, les lauréats doivent domicilier leur activité à Saint-Malo, ce qui représente un fort intérêt et un avenir diversifié pour l’économie locale. Pour accueillir ces entreprises en création, le territoire leur a ouvert les portes de pépinières (Le Cap, L’Odyssée), d’hôtels d’entreprises et d’ateliers relais.