Cadres en Bretagne

Voyageur dans l’âme, nouveau décollage professionnel ou opportunité business… Quelque chose vous appelle en dehors des frontières françaises et vous avez envie de voir ce que valent vos compétences ailleurs ? Voici les informations pour prendre la bonne décision quand on fait une mission à l’étranger.

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Comment décrocher une mission à l’étranger ?

Le boom de la mondialisation fait émerger de nouveaux besoins RH en entreprises afin qu’elles soient au plus proche de leurs marchés, clients ou fournisseurs. Pour envoyer des compétences sur place, les entreprises cherchent différentes solutions : détachement, expatriation ou encore consulting. Les entreprises françaises avec de nombreuses relations à l’étranger pourront choisir d’envoyer des salariés sur place ou de confier des missions à des consultants dont le mot-clé est la mobilité. Vous trouverez à la fois des missions à l’étranger pour des entreprises françaises ou étrangères ou des missions en France pour le compte d’entreprises étrangères. Pour démarrer un projet ou effectuer une étude sans créer de structure juridique dans un autre pays, les sociétés font appel sans complexe à des consultants externes, spécialistes d’un domaine ou d’un pays.

Expat’ ou détachement en portage salarial : quel statut choisir ?

Ca y est, vous avez décroché une mission à l’étranger ! Votre vie professionnelle et personnelle en sera bouleversée, à vous de vous préparer au mieux pour ce changement de décor et de culture. Cette mise en place peut faire naître quelques craintes, notamment sur la couverture maladie, chômage et autres avantages français. Pour une durée longue, vous serez expatrié, en dessous de trois mois de mission vous choisirez le statut de travailleur détaché afin de rester couvert par la législation française. Pour être accompagné dans toutes vos futures démarches sur place, au quotidien, vous pouvez choisir de rejoindre une société de portage salarial, telle que Cadres en Mission Bretagne et son réseau de 150 consultants internationaux. Elle gère l’administratif des indépendants en mission tout en leur offrant les avantages du salariat en termes sociaux et fiscaux : assurance maladie, mutuelle, prévoyance, retraite, assurance chômage, exonération d’impôt, PEE, PERCO… Le portage salarial sécurise les consultants dans le monde entier et les conseille en matière de rémunération. Un intermédiaire salvateur !

Les pays expat-friendly

Parmi les 200 pays du monde, il y a ceux qui font rêver comme le Canada, les Etats-Unis, la Suisse… Et ceux qui suscitent quelques inquiétudes du fait de leur économie ou stabilité politique : Chine, Inde, Emirats Arabes Unis… Un conseil : consultez les rapports de la COFACE sur les risques de chaque nation. Alors sur quel pays allez-vous jeter votre dévolu ? La banque HSBC vient de dévoiler dans son rapport « Expat Explorer » le classement des meilleurs pays pour une carrière d’expatriés. Environ 27 000 personnes se sont exprimées sur la qualité de vie dans le pays, la facilité pour travailler et vivre en famille, le revenu moyen dans le pays. Dans le Top 5 : Suisse, Allemagne, Suède, Emirats Arabes Unis et Norvège. Préférez l’Allemagne si vous évoluez dans le secteur industriel de pointe : électronique, de la bureautique, de l’optique… Le marché des services y est en constante croissance. Prenez le cap de la Norvège pour le domaine de la R&D sur les secteurs énergétique, l’aquaculture, la télé médecine, la construction navale. Ce pays riche manque de ressources humaines et recrute à l’international. Enfin l’exotisme et l’attractivité de Dubaï et Abu Dahbi attireront les consultants en tourisme, environnement, secteur bancaire ou encore enseignement supérieur.

Linkedin, Twitter, Facebook, Viadeo, Instagram, Pinterest… ça vous parle ? Incontournables, tous ces réseaux sont utilisés par les professionnels tant du côté entreprise que candidat ou indépendant. Envie d’entreprendre ou de développer votre activité ? Choisissez le réseau spécifique qui comptera comme levier de votre stratégie.

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Quel réseau pour votre personal branding ?

Le personal branding, ou le marketing de soi-même passe évidemment par les réseaux sociaux. Alors que le CV citoyen se démocratise et permet aux candidats de se présenter -hors –compétences-, l’heure est à soigner son image, appuyer ses références et ses valeurs. Linkedin et ses 400 millions d’utilisateurs est sans conteste le réseau social professionnel n°1 au monde. Viadéo quant à lui a une résonnance française. Si votre cœur de cible se trouve principalement en France, alors ce site sera votre priorité pour saisir de nouvelles opportunités professionnelles. Twitter, ses 140 caractères, son oiseau bleu, et ses hashtags est un puissant outil de veille. Très utilisé notamment par les indépendants, il faut en maîtriser les codes quitte à se former pour bien démarrer. Facebook est accessible à tous, il est très facile de créer une page professionnelle. C’est l’option choisie par de nombreuses entreprises qui jouent sur la proximité (réponses en temps réel, discussions…) et le divertissement (contenus drôles, gifs, jeux-concours…). Pour les artistes et les pros de la communication visuelle, ils préfèreront Instagram et Pinterest pour mettre en avant la création graphique et les images. D’ailleurs votre photo de profil sera déterminante sur Linkedin et Vidéo, faites-la chez un photographe. Pour l’un ou l’autre des réseaux sociaux cités, quelques règles s’imposent si vous voulez en tirer tous les bénéfices. Adaptez le ton et séparez votre compte personnel et professionnel, apprenez les règles implicites de chaque réseau social, soyez actifs, postez, rédigez et maîtrisez votre contenu.

L’usage 2.0 pour recruter des cadres

Les réseaux sociaux sont les atouts de toutes les marques, les institutions et les entreprises. La Bretagne et ses acteurs surfent sur cette vague où chacun en tire des avantages, en terme de coût, de recrutement, de business, de visibilité ou d’e-réputation. Puissants dans le monde professionnel, ces nouveaux outils sont devenus indispensables tout au long de votre parcours : trouver un poste, développer sa clientèle, trouver des partenaires, gérer sa reconversion, faire sa veille pendant une période creuse, monter son entreprise, etc… Et les plus grands réseaux professionnels l’ont bien compris. Le français Viadéo a lancé un portail, dédié aux freelances uniquement, qui met en ligne des missions à pourvoir : Viadéo Freelance. Côté entreprise, les réseaux sociaux font partie d’une stratégie complète : gagner en notoriété, commercialiser ses produits et surtout permettre un échange avec ses clients ou ses consommateurs. Linkedin, Viadéo et Twitter prennent une place importante dans le recrutement des cadres, au même titre que les solutions déjà connues : publication d’offres, cooptation, chasseurs de tête… Des fonctionnalités répondent aux nouvelles demandes des DRH et recruteurs telles que LinkedIn Recruiter et Viadeo Recruiter. Cette voie a l’avantage d’atteindre des profils actuellement en poste, qui n’auraient jamais visité les sites d’emploi classiques ou de cibler directement le collaborateur idéal.

La Bretagne mise sur sa communauté et ses influenceurs

Cette approche directe – qu’offrent les réseaux sociaux – est aussi adoptée dans la stratégie de la Bretagne. Depuis quelques années le réseau Bretons du Monde tente de rassembler « digitalement » la diaspora bretonne aux 4 coins du monde. S’il avait vocation de fédérer sa communauté, cet outil s’est étendu et permet aujourd’hui un mélange entre envies pro et perso : voyages, formations, échanges Erasmus… Le milieu touristique aussi, fait les yeux doux aux réseaux sociaux et ses influenceurs, qu’ils soient blogueurs, instagrameurs, youtubeurs… A l’heure où 40% des voyageurs préfèrent consulter les réseaux sociaux et les blogs pour voir le « vécu vrai » avant de passer commande, la Région a invité les 120 blogueurs les plus influents de la blogosphère voyage. Au programme, 15 blogtrips, du Mont Saint Michel à Rennes en passant par Brocéliande pour en tirer les meilleurs photos et articles. Les réseaux professionnels bretons (les vrais, pas les virtuels !) actualisent leur programmation d’événements sur des thématiques numériques. Les Tweet Apero rennais se rencontrent pour discuter des nouveautés technologiques et projets à venir, seule condition : avoir un compte Twitter. L’idée ? Sortir des 140 caractères et se rencontrer autour d’un verre et échanger des cartes de visite. Le réseau local Hubzh propose des ateliers « bac à sable » pour échanger les bonnes pratiques des réseaux sociaux de chacun. Entrepreneurs ou cadre du marketing, tous s’y rejoignent pour faire entrer les nouveaux médias dans les entreprises.

Conserverie de poisson familiale & traditionnelle née à Quiberon en 1967, la Belle-Iloise est à coup sûr la PME bretonne la plus connue des gourmands. En fonction des saisons elle emploie entre 350 et 550 personnes, des sardinières aux commerçants en passant par un chef étoilé ! Devenue leader dans son activité, elle doit sa réussite à l’authenticité voulue par son fondateur et l’innovation apportée par la génération X toujours à la tête de l’entreprise.  Proche de ses consommateurs, elle compte aujourd’hui 60 boutiques réparties sur les côtes françaises et belges. Découvrez le parcours (sans arête !) de la Belle-Iloise.

Belle-Iloise

 

Un positionnement haut de gamme

Depuis toujours le fondateur a choisi la proximité tant avec les pêcheurs en installant son usine à Quiberon qu’avec ses clients grâce aux points de ventes disséminés sur tout le littoral. Attaché à la qualité, il n’a d’ailleurs jamais cédé à l’appel de la grande distribution et au regroupement à l’inverse de Saupiquet et Petit Navire par exemple. Son positionnement artisanal, où le poisson est travaillé à la main par les ouvrières saisonnières appelées « sardinières » fait aujourd’hui la renommée de la marque. Afin de respecter le produit et faire face à la saisonnalité, le fondateur a fait évolué la gamme, ajoutant marquereaux et thons aux légendaires sardines. Pour la commercialisation, la Belle-Iloise gère ses propres boutiques. 70 points de vente du même nom sont placés stratégiquement en bord de mer, du Touquet à Saint-Jean-de-Luz et de Collioure à Menton. La conserverie familiale est aussi représentée dans des 400 épiceries fines, bien choisies pour asseoir son image haut de gamme. Depuis 2011, Caroline Hilliet-Le Branchu a repris les rênes de la conserverie familiale en veillant à conserver les valeurs de toujours. Elle a d’ailleurs reçu le prix de la femme d’affaires Veuve Cliquot 2016 qui récompense chaque année une femme d’exception pour son esprit d’entreprise.

Des canaux de vente diversifiés

La commercialisation des produits de la Belle-Iloise est fortement réalisée en vente directe dans les boutiques de la marque. Avec une ouverture de 3 magasins par an ces dernières années, l’entreprise est présente dans 70 magasins et offre une expérience complémentaire, au-delà de l’achat. La dégustation offerte est d’ailleurs d’usage dans tous les magasins. L’expérience en boutique est très appréciée et édulcorée par la théâtralisation du point de vente :  mise en scène des produits, jeux de mots, fiches recettes à disposition, et séances d’essai des nouvelles recettes… La vente à distance quant à elle représente 40 % du chiffre d’affaires (45 millions d’euros en 2015). Elle englobe le catalogue papier, suite logique pour le touriste qui a découvert la marque en vacances puis souhaite commander de retour à la maison. Pour la vente à distance, il faut compter désormais sur l’e-commerce et le site internet Labelleiloise.fr, créé en 2007. Le business modèle de la Belle-Iloise n’inclut que très marginalement le B to B. Elle travaille par exemple pour quelques très belles enseignes ultra-sélectionnées telles que Fauchon, pour qui la conserverie fabrique spécialement une soupe de poisson.

R&D, design et marketing

Marque reconnaissable entre toutes, le Belle-Iloise se démarque par le design de ses boîtes de conserve. C’est l’illustration naïve qui a été choisie comme identité graphique, les dessins sont évocateurs de la recette qu’elles contiennent. Une vue de la Promenade des Anglais pour représenter les sardines aux olives de Nice ou St-Georges terrassant son dragon pour les sardines à l’huile. Et pour les recettes, l’innovation est au rendez-vous et le responsable de la R&D François Sehier y travaille chaque semaine. Pour dénicher les dernières tendances culinaires, un jury composé d’employés et de la patronne jugent les dernières recettes imaginées et 3 à 5 nouvelles préparations sont commercialisées chaque année. Derniers-nés de la maison : les toasts chauds et les soupes repas. Côté marketing, la PME a semble-t-il bien travaillé son sujet. Toujours vendues par lots, les conserves prennent la forme de coffrets cadeaux avec des accroches pleines d’imagination : valisette « Mister homard et Dame sardine en goguette », Petit coffret “On dirait le Sud”, cube “Petit apéro des amis”, coffret « thons sur tons » …

Prolonger l’expérience de marque

La Belle-Iloise, c’est donc de la vente directe, un site web et une expérience consommateur très qualitative. Pour aller plus loin, la maison réinvente les codes de la sardine en boîte et la sert en restaurant. Son dernier projet ? L’ouverture de son premier restaurant « La Tablée » à Nantes, à deux pas de très touristique Passage pommeraye, un des meilleurs emplacements commerciaux. Pour sortir de l’image gastronomique médiocre des conserves, la Belle-Iloise s’est entourée du cabinet Gira Conseil, le Bureau d’Etude Gastronomique/Agence Sébastien Ripari afin de valoriser ses produits à table. Caroline Le Branchu, petite fille du fondateur de la conserverie de Quiberon, a fait appel à Eric Guérin, chef étoilé, pour créer la carte du restaurant.  « On a voulu aller plus loin en montrant tout ce qu’on pouvait faire avec nos boîtes », le restaurant « prolonge, le temps d’un repas, l’échange avec ceux qui achètent nos produits » explique la PDG. Loin d’être un fast-food, le restaurant de la belle-Iloise décline ses produits dans des tapas, casse-croûte de marin, burger de la mer et autres plats conviviaux comme le rizotti, les marmites, les étouffées…

Entrepreneurs, start-up : les concours et appels à projets ne s’arrêtent pas pendant l’été. Vous avez encore quelques semaines pour répondre à ces quatre exemples, alors à vos candidatures ! Le retour n’en sera que bénéfique en cas de sélection : plus de notoriété et de visibilité pour une jeune entreprise et gage de crédibilité envers vos futurs investisseurs.

Appel-Projets-Concours-Ete

L’idée handi-utile

Start-up, labos de recherche ou étudiants, vous avez une idée novatrice pour compenser, voire dépasser une perte d’autonomie, un handicap, ou une maladie grave ? Envoyez votre projet au Handi Tech Trophy avant le 31 août 2017. On s’intéresse à toutes les solutions innovantes pour ce concours : accessibilité à l’emploi, intelligence artificielle / digital, véhicules autonomes, objets connectés, thérapie génique, universal design…Remise des Trophées le 13 Novembre à Paris lors de la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées.

L’idée écolo

Vous êtes une association, start-up, PME ou une collectivité qui déploie des solutions pour le climat ? Le concours « My Positive Impact » est fait pour vous ! Initié par la Fondation Nicolas Hulot, il met en lumière les initiatives qui germent de la France entière et qui démontrent une capacité de « contamination positive ». Votre solution doit être reproductible ailleurs et éclairer un impact positif pour le climat, le territoire, la santé ou encore l’emploi. Dossiers à déposer avant le 15 septembre 2017.

L’idée sécurité

Jusqu’au 15 septembre 2017, préparez votre dossier de candidature pour le Prix innovation sécurité routière 2018. Ouvert aux entrepreneurs, groupes ou start-up, il vise à labelliser des produits ou services innovants contribuant à l’amélioration de la sécurité routière. Pas nécessairement technologiques, les idées doivent toucher le grand public : auto, moto, vélo, cyclo, piétons, amélioration des comportements, prévention des risques et infrastructures.

L’idée féminine

Depuis 2011, Trophées Créatrices d’avenir récompense des femmes d’Ile-de-France, entrepreneuses, audacieuses et ambitieuses. Il encourage celles qui portent l’économie de demain dans une dimension innovante, numérique, sociale, solidaire ou ayant un impact positif sur leur territoire. A la clé : 60 000 € de dotations financières et d’accompagnement. Date limite de dépôt de dossier : le 30 septembre 2017.

Cliquez ici pour retrouver tous les appels à projets et concours de l’année 2017 !

Terre d’innovation et de startup, l’Ouest accueille chaque été des événements professionnels à destination des créateurs d’entreprises. Si les contenus vous parleront, ces rendez-vous sont des occasions de réseautage à ne pas négliger ! Après l’Open de l’International qui s’est déroulé le 3 juillet à Saint-Brieuc : voici les événements à suivre cet été dans l’ouest.

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West Web Festival 

Les 13 et 14 juillet 2017, Carhaix en Bretagne s’anime grâce à la 4ème édition du festival du digital West Web Festival. Voici 3 exemples de conférences et d’ateliers « Digital: ce qu’il faut faire vite, Monsieur Macron »,  « L’usine 4.0: une réalité bretonne, un enjeu mondial » ou « Le numérique sauvera-t-il les pêcheurs français ? ». Evénement unique en son genre, avec votre billet, rejoignez les festivaliers des Vieilles Charrues le soir pour profiter des concerts. Bref, un networking au sommet au cœur du plus grand festival de rock européen.


French Startup Cup

Certainement l’événement le plus marin des startupers ! Cette régate qui part de la Rochelle voit toutes sortes d’entrepreneurs s’élancer en constituant un équipage de sept personnes et d’un skipper prévu par la régate. 50 start-up tentent leur chance à la French Startup Cup et tous les profils peuvent participer : incubateurs, co-workings, et même se rassembler pour créer un équipage. Comptez 3400 € HT par bateau pour participer.  Afterworks, brunch et remise des prix ponctuent cette course et favorisent les rencontres professionnelles dans une autre ambiance. Pour les apercevoir en baie de la Rochelle, c’est du 25 au 27 août.


Nantes Digital Week

du 14 au 24 septembre 2017, c’est la semaine de toutes les cultures numériques à Nantes. Dans différents lieux de la ville, retrouver un programme bien fourni d’événements, de rencontres, d’expérimentation, de formation, de création, de réflexion sur les enjeux liés au numérique. Parmi les propositions de la Nantes Digital Week, retrouvez la conférence « la téléportation c’est maintenant », le safari des start-ups où vous partez à la découverte des structures dynamiques du territoire nantais en vélo, la table-ronde « Industrie 4.0 » ou encore « Search in the city » : un jeu de piste qui vous emmènera à la rencontre d’acteurs locaux.