Cadres en Bretagne
17
FéV
2017

L’or bleu : l’eau comme nouveau pouvoir politique en Bretagne

Posted By :
Comments : 0

Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement a signé un décret transférant l’animation et la concertation des politiques de l’eau au Conseil Régional de Bretagne. Vraie redistribution du pouvoir environnemental à la région, quels sont les enjeux et les impacts ? Explications.

Politique Eau


Un nouveau rôle politique

Annoncé lors du 18e Carrefour des gestions locales de l’eau (CGLE) à Rennes en janvier dernier, ce décret est une première en France. La région Bretagne jusque-là habilitée à gérer les fonds européens et chargée principalement de l’aménagement du territoire et du développement économique –comme toutes les autres régions- placera l’eau au cœur de son projet et de ses responsabilités. L’institution aura désormais la compétence d’animation et de coordination des politiques de l’eau, un secteur important dans son économie puisqu’elle y consacre un budget de près de 15 millions d’euros par an.

Le Plan breton pour l’eau

Pour l’attribution de ce nouveau rôle, la Bretagne y travaille depuis plusieurs années, de manière participative et citoyenne. Déjà en 2014, la Bretagne organisait la Conférence bretonne pour l’eau et les milieux aquatiques (CBEMA) et réunissait tous les acteurs de la gestion de l’eau autour de la conception d’un plan breton pour l’eau. Dans sa démarche fédératrice, s’inscrit aussi la prochaine COP régionale « Carrefour des transitions » prévue en mars 2017. Dans son plan pour l’eau, et grâce à une forte mobilisation des collectivités, les communautés de communes et d’agglomération (EPCI) assureront la gestion de l’eau et des milieux aquatiques, ainsi que la prévention des inondations dès 2018.

Des enjeux majeurs

La Bretagne hérite de ce projet et doit répondre à un objectif : gérer une ressource rare sur le long terme dans un contexte de changement climatique. Son organisation désormais locale, complète et spécifique lui demande de mettre en corrélation les compétences de chacun : Etat, agence de l’eau, représentants économiques, collectivités, société civile et Région. Entre autre, il revient aux bretons la responsabilité de l’amélioration de la qualité de l’eau (nappes, littoral, rivières…), l’optimisation des systèmes d’assainissement ou encore la bonne répartition de cette ressource lors de sécheresse ou inondations.