Cadres en Bretagne
03
MAR
2017

La Bretagne a des goûts de luxe !

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Ambassadrice du luxe dans la mode, la maroquinerie, la gastronomie ou encore la joaillerie, la France a toujours été reine dans cette industrie mondialement reconnue. Et certains artisans et industries du luxe s’installent fièrement en Bretagne, dans une période où l’artisanat traditionnel est valorisé et où la proximité est au cœur de nos valeurs.

Industrie-Luxe

Un ancrage territorial

Si l’Ile-de-France accueille trois quarts des entreprises françaises du luxe, une partie s’installe en Bretagne à l’instar de la marque de maroquinerie de luxe De Mérode à Caudan ou de l’Atelier de Chaussures de Luxe à La Bazouge-du-Désert, producteur exclusif de la marque Delage. Parfois démarchées par les communautés de communes pour s’installer sur leur territoire comme RW Couture dans le Pays de Fougères, l’industrie du luxe s’implante localement, surfe sur le « Made In France » et recrute des métiers de tradition, entre Meilleurs Ouvriers et Maîtres d’Art.

Des métiers et des hommes

Créatrice de bijoux à Guidel, Sandrine de Courcy travaille à partir des marinières de la marque Le Minor, entreprise familiale installée dans la même ville. Mettant en avant cette proximité et les codes bretons, l’artiste a séduit le prestigieux créateur de bijoux en cristaux Swarovski, avec qui elle a signé un contrat. A une autre échelle, Armor-Lux reconnue Entreprise du patrimoine vivant depuis 10 ans compte aujourd’hui 50 magasins. Si ses processus de fabrication tendent à disparaître en France, cette entreprise de Quimper continue de se développer, en décrochant tour à tour les contrats de renouvellement des uniformes des agents de la Poste et de la SNCF.

Un créateur de mode comme ambassadeur

S’il est bien un homme fier de la Bretagne, son savoir-faire et ses traditions, c’est bien Jean-Paul Gaultier. Ce couturier mondialement connu et fétichiste de la marinière, a rendu hommage à la région Bretagne dans sa collection Automne-Hiver 2015/2016. Lors du défilé, tous les codes bretons étaient représentés, tant sur le podium avec des casquettes de marins, coiffes bigoudènes, vareuses et cabans qu’autour, avec stand de crêpes pour le public. Dans son activité de haute-couture, Jean-Paul Gaultier reprend notamment certains motifs et techniques de broderie d’art bretonne, un art d’orfèvre qui s’exporte dans le luxe français et international.

Des enjeux numériques

Dans le secteur du commerce de luxe, l’arrivée du numérique a été un bouleversement dans un business model bien établi. La marque bretonne Avel&Men par exemple, distribue ses produits haut de gamme en boutiques spécialisées, yachts clubs et hôtels, dur alors d’adopter le digital jusqu’alors idéal pour des ventes de masse. Face à l’émergence d’une clientèle plus jeune et plus connectée, les marques du luxe ont dû rattraper leur retard, prévoir des ventes en ligne, des livraisons et surtout jouer avec les réseaux sociaux pour faire connaître leurs produits. Encore à ce jour, on estime qu’environ 35% des marques de luxe ne vendent pas en ligne.